Le confinement m'a appris que je vivais en Slow Life

Jour X (je ne compte pas) de confinement. Le frigo, l’armoire, les deux congélateurs et la dépense sont pleins à craquer. Reste plus qu'à gérer les 4 enfants pour ne pas que 2 mois de provisions ne durent que 2 semaines avec les 40 collations par jour et les 8 déjeuners. On profite de la vie, jour après jour, heure après heure. On dessine, on joue à la switch, dehors dans notre petite cour et honnêtement, je ne trouve pas la situation si pire.

Je me rends compte que j'adoptais déjà le slowlife de façon régulière. J'aime pouvoir ne rien faire, une journée si j'en ai envie. Vivre, regarder mes enfants grandir, prendre des photos, les voir sourire jour après jour. C'est le pouvoir de entrepreneuriat qui m'a ouvert cette porte vers le style de vie que je voulais vraiment. Pour lequel j'étais faite.

Quand j'ai vu la situation dégénérer, il y a environ 2 semaines, que les écoles, les services de garde, les lieux publics, etc. commençaient à fermer, la première chose à laquelle j'ai pensé c'est : Yes! Plus de lunchs, plus de réveille-matin, plus de course avec Jake pour qu'il soit prêt pour l'autobus de 7h27 précisément. Plus d'astinage par terre, à l'habiller pour ne pas réveiller sa petite sœur. Et quand il est parti, ça continue avec les jumeaux qui marchent jusqu'à l'école. Plus de : oublie pas tes mitaines, oublie pas ta boite à lunch, va directement à l'école, niaise pas en chemin, fais attention aux voitures, etc. Non. Juste, 4 enfants dans une maison et deux parents. Ça ferait grincer des dents bien des gens, mais pour moi c'est beaucoup de câlins, beaucoup de bisous, de rire, de fun. Bien oui qu'on s'astine. Bien oui que rendu à 7h 8h le soir je soupire parfois et j'ai hâte que tout ce beau monde se couche pour avoir la paix. Bien sûr que je travaille 4 fois moins qu'à l'habitude puisque je dois gérer la maisonnée, les enfants, les stimuler, faire des activités scolaires avec eux, etc. Pas question de devenir le cerveau en jello devant Netflix ou YouTube. No way. Mais j'apprécie x1000 d'être avec eux, même dans les moments difficiles.

La deuxième chose à laquelle j'ai pensée, parce que si vous suivez bien, c'est de ça que je vous parlais plus haut, c'est... il y a 3 ans et demi 4 ans, si la même situation avait éclatée, j'aurais été anéantie. J'avais mon service de garde privé à ce moment-là. J’étais malheureusement en pleine dépression, ça aurait été trop pour moi. Juste, trop. J'étais à bout, stressée, je me sentais prise dans une situation forcée, dans un travail qui ne me passionnait plus du tout non plus. La job m'avait achevée. La charge mentale, les parents, la pression, la performance. Bref, le seul point positif qu'il me restait c'était que j'adorais les enfants. Et parfois j'avoue que ça me manque d'être entourée de plein d'enfants qui m'écoutent, apprennent, sont émerveillés. Parfois, mais pas longtemps. Haha! Bref, tout ça pour dire qu’à ce moment-là je n'étais tellement pas sur mon x, que je n'aurais pas pantoute géré la situation.

Donc j'apprécie énormément le chemin que j'ai parcouru, l'entreprise que j'ai bâti, les clientes qui m'ont et qui me font toujours confiance. En ce temps de crise, je réalise à quel point je suis à ma place. À quel point je suis là dans la vie de mes enfants.

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